Message des dirigeants de l’interrégion

La foi, l’espérance et la charité = le bonheur

Lorsque notre vie est centrée sur Jésus-Christ, quoi qu’il arrive, il y aura du bonheur et de la joie !

Parce que ces vertus sont toutes centrées sur le Christ et sur l’action, elles insufflent de la force dans notre vie.
Parce que ces vertus sont toutes centrées sur le Christ et sur l’action, elles insufflent de la force dans notre vie.

Si le bonheur était un tabouret, ses trois pieds seraient les vertus scripturaires complémentaires que sont la foi, l’espérance et la charité. Pourquoi ? Probablement parce qu’elles sont toutes centrées sur Jésus-Christ ! Et aussi parce que « la joie que nous ressentons dépend peu de notre situation mais entièrement de l’orientation de notre vie1. » Lorsque notre vie est centrée sur Jésus-Christ, quoi qu’il arrive, il y aura du bonheur et de la joie !

Aux yeux du monde ces trois vertus sont utopiques, intangibles et impuissantes. Pour le Seigneur elles sont sûres, habilitantes et puissantes. Elles n’ont vraiment rien de fragile, de fugace, ni d’éphémère :

  • La foi selon les Écritures n’est pas une confiance chancelante et sans fondement dans le fait que les choses vont peut-être bien se passer cette fois ci. Bien plus, Il s’agit de la foi au Seigneur Jésus-Christ2, l’assurance paisible que quelles que soient les eaux dangereuses que nous avons à traverser, si nous les traversons avec lui, sa grâce suffira à chaque fois.
Elder Matthieu Bennasar, France, Soixante-dix d’interrégion
Elder Matthieu Bennasar, France Soixante-dix d’interrégion
  • De même, l’espérance selon l’Évangile n’est pas l’espérance du monde, qui est centrée sur un futur souhaité mais incertain. Il ne s’agit pas du vœu pieux que nous faisons quand notre équipe sportive préférée a perdu son dernier match et ne peut remporter le championnat que si son adversaire direct perd le suivant ! Non, l’espérance selon l’Évangile est « l’espérance en Christ3 ». Elle est centrée sur les promesses éternelles reçues et la certitude de leur réalité à venir grâce à Jésus-Christ : ainsi, l’espérance selon l’Évangile nous invite à l’action délibérée, efficace et continue. Il ne s’agit pas de croiser les doigts lorsque plus aucune action de notre part ne peut avoir d’incidence sur le résultat escompté : il s’agit de croiser les bras pour prier, puis de se retrousser les manches pour agir. L’espérance en Christ rend les hommes « sûrs et constants, toujours abondants en bonnes œuvres4 ».
  • Enfin, la charité n’est pas la capacité abstraite de parvenir à l’acceptation cosmique de tout le monde, mais c’est « l’amour5 », « l’amour pur du Christ6 », cet amour que le Seigneur a pour chacun. C’est le don qui nous transforme et que nous recevons quand nos « entrailles [sont] remplies de charité envers tous les hommes7 », contrairement à l’homme qui a déclaré : « Oh, j’aime l’humanité ! Ce sont les gens que je ne supporte pas. »

Parce que ces vertus sont toutes centrées sur le Christ et sur l’action, elles insufflent de la force dans notre vie. L’amour est la plus éminente des trois et la manifestation tangible de notre engagement de disciple8. Mais toutes trois nous unissent au Sauveur et, par conséquent, nous unissent les uns aux autres en tant que ses disciples.  Ce qui est, après tout, le genre de lien que la religion est censée créer9. Ces vertus sont reliées entre elles tout comme la graine, la fleur et le fruit d’une même plante, représentant diverses étapes de croissance et de faculté de bénir.

À l’inverse, l’adversaire aimerait nous voir assis sur son tabouret du malheur, dont les pieds sont le doute, le désespoir et le mépris10. Le doute obscurcit la lumière, le désespoir assombrit l’horizon et le mépris apporte isolement et solitude.

Choisissons soigneusement sur quel tabouret nous nous asseyons pendant que nous traversons les temps difficiles du monde. L’incertitude d’aujourd’hui pourrait bien être la façon du Seigneur de nous inviter à nous agenouiller devant lui, à faire preuve de foi en lui, à le laisser aviver notre espérance, et à chercher à donner nous aussi des fruits en recevant de lui le don de la charité envers tous. Puis, à mesure que nous deviendrons plus confiants, moins instables, plus enclins à agir, plus bienveillants, plus patients, plus compatissants, moins enclins à juger et plus compréhensifs, nous saurons assurément à quoi ressemble le bonheur.

 

 

1 Russell M. Nelson, Joie et survie spirituelle, octobre 2016

2 4e article de foi

3 Jacob 2:19

4 Éther 12:4

5 2 Néphi 26:30

6 Moroni 7:47

7 D&A 121:45

8 « À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » Jean 13:35

9 Du latin religare, relier, unir, à Dieu et les uns aux autres

10 Russell M. Nelson, A more excellent hope [Une espérance plus excellente], janvier 1995